Union des dames

L’Union des Dames dans la vie communautaire

Le judaïsme proclame la pérennité de l’âme. La mort du corps physique ne signifie pas la mort de l’être, mais c’est plutôt le moment où l’homme peut recevoir la récompense pour la vie qu’il a menée ici-bas, en échange des contraintes et de la discipline dont il a fait part et de l’adoration qu’il a portée à Dieu. L’âme appartient à Dieu, mais le corps physique incite l’homme à se détacher de Lui.

Le corps humain est l’instrument par lequel le Juif peut faire valoir sa croyance en Dieu. La récompense de Dieu n’existant pas dans ce monde, il n’y a que la mort qui peut l’y amener. Les rites funéraires dans le judaïsme servent à pleurer la perte du corps, qui a été l’outil par lequel le croyant pouvait accéder et parvenir à Dieu. Le deuil sert aussi à démontrer aux survivants la nécessité de bien mener sa vie ici-bas, de minimiser l’importance du physique et du matériel et de refuser de s’identifier à son propre corps, car ce corps matériel retournera en poussière. On récite des prières et des psaumes, jusqu’à ce que l’âme quitte le défunt. Dès que la personne expire, on lui ferme les yeux et s’il y a lieu, la bouche. Cette tâche est généralement confiée au fils aîné du défunt.

Dans le judaïsme, il y a une Société Sainte qui a pour vocation de s’occuper des défunts et qui s’affaire au Service du dernier devoir. Cette société, la Hevra Kaddisha, pour les hommes, ou l’Union des Dames  existe dans toutes les villes du monde où il y a une communauté juive. Les membres de la Hevra Kaddisha et de l’Union des Dames sont des gens d’un certain âge, hommes et femmes, très pratiquants, qui sont reconnus dans leur communauté comme respectueux et bons croyants et qui ont une certaine autorité. Leurs services sont, en général, bénévoles, et sont faits par respect pour leurs frères et sœurs juifs. C’est un honneur que de faire partie de la Hevra Kaddisha ou de  l’Union des Dames.

On lave  le corps du défunt, en faisant bien attention de respecter l’intégrité de la dépouille . On doit procéder à une toilette complète pour éliminer toutes impuretés et souillures . Le défunt doit être propre et pur, puisqu’il va se présenter devant Dieu. Le défunt n’est pas découvert durant la toilette et on le sèche sans le dénuder. Il est important de traiter le mort, avec le plus grand respect. On revêt ensuite le mort de vêtements faits de toile ou de lin blanc, sans taches et dépourvus d’ornements.

Autre symbole : il ne doit y avoir aucun nœud, l’âme du défunt étant désormais dénouée de la vie terrestre. Le costume de toile ou de lin est très modeste et assure à tous une certaine égalité devant la mort. On enroule ensuite le défunt dans un linceul. Avant de fermer le cercueil, l’enfant ainé enfile le dernier chausson au défunt en récitant la prière adéquate.

Outre l’accompagnement des défunts, l’Union des Dames se rend également au chevet des malades et des personnes âgées.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à nous contacter : udil@synagogue.lu