Chewrah Kaddisha

La Chewrah Kaddisha

 

D’après certaines informations que nous possédons, cette institution, dont la traduction veut dire « la Société Sainte » n’est pas tellement vieille puisque les premières associations dateraient du 14ème siècle et sembleraient s’être créées en Espagne et en Allemagne. Une trace nous indique qu’une Chewrah Kaddisha fut fondée en 1564 à Prague, cette dernière étant en charge spécifiquement de la communauté de la place. Jusque là, il semblerait que les associations étaient généralement attachées à l’ensemble des juifs des environs.

 

Dès le départ, l’objectif de la Chewrah Kaddisha fut de s’occuper de la toilette des défunts de la communauté juive. C’est elle qui veillait à ce que chaque défunt soit traité suivant les principes religieux et moraux, avec respect et décence. Elle veillait aussi à ce que  la toilette fût la même pour tout le monde selon le rituel prescrit dans le « Choulhan Aroukh ». Jusqu’à aujourd’hui, cette mission est restée celle de cette « Société Sainte ». Jadis, quand les mourants et les morts étaient veillés, cette charge revenait également à la Chewrah quand il n’y avait personne pour le faire. Dans les communautés, où la veillée est toujours pratiquée, cette charge revient encore à la Chewrah.

 

Ci-après un petit résumé de ce qui est fait lors de la toilette des morts ou Taharah au Luxembourg.

On retire les vêtements du défunt toujours couvert d’un drap. Ensuite, les membres de la Chewrah  procèdent à la toilette rituelle du corps. Des prières sont dites.  Ensuite, le défunt est vêtu d’une chemise blanche, dont tous les boutons ont été retirés et d’un habit mortuaire en lin blanc, un « Sargueness. » On lui mettra son Talith, duquel tout ornement et trois des Tzitzits ont été enlevés. Ensuite le défunt est mis en bière, enveloppé dans un drap, fermé avec une cordelette dont le nœud formé représente la lettre ??. Il est d’usage que l’un des chaussons lui soit mis par les enfants ou les parents. Ce geste est accompagné d’une cérémonie très émouvante : le déchirement et la demande de pardon. Avant de fermer le cercueil, on veillera que le Tzitzit, resté attacher au Talith, dépasse du couvercle.

Chacun, qui aura à coeur d’accomplir cette Mitzwa est le bienvenu.

Le président de la Chewrah Kadisha se tient à votre disposition pour tout renseignement et toute explication complémentaire.

Contact : chewrah@synagogue.lu